« Bernard, j’ai beau chercher une formation pour m’aider, en tant que dirigeant d’entreprise, à mettre en place une culture, des stratégies et des outils d’amélioration continue, je ne trouve pas. » Cette phrase, je l’ai entendue maintes et maintes fois de la part de mes clients.

C’est ce qui m’a amené, en 2019, à créer le Campus LEAN, un regroupement de formateurs certifiés en amélioration continue LEAN. Nous nous sommes donné la mission de favoriser le développement de l’excellence opérationnelle chez les gestionnaires et les dirigeants afin de les soutenir, au moyen d’outils exclusifs, dans l’adoption de pratiques reconnues mondialement.

Rappelons-nous que l’approche d’amélioration continue LEAN est le dérivé nord-américain de la méthode Toyota. Elle consiste à identifier collectivement, chaque jour, des améliorations susceptibles de simplifier les processus dans le respect des individus. L’adjectif « continue » est très important : eh oui, cette démarche n’a jamais de fin!

La formation : un essentiel

Un feu de paille? Non, merci. On souhaite que l’amélioration soit durable et vivante, et que nos clients deviennent autonomes dans leur démarche d’amélioration continue. Pour ce faire, une formation est essentielle, et des membres d’équipes de tous les niveaux doivent développer leurs compétences.

Une démarche soutenue par les dirigeants

Ceci dit, l’amélioration continue peut survivre uniquement si la direction assume son rôle, qui consiste à soutenir et à encourager les employés à s’améliorer tout en revisitant elle aussi ses méthodes de gouvernance.

L’ex-président de Toyota Canada est le parfait exemple du leader impliqué et inspirant. Chaque jour, il consacrait 10 minutes pour se présenter au hasard à un poste de travail dans l’usine. Il demandait à l’employé de lui détailler sa séquence de tâches. Puis, il s’informait sur ce que la direction pouvait faire pour l’aider à l’améliorer. Imaginez : si le plus haut dirigeant procédait lui-même à la collecte de données essentielle à l’amélioration continue, quel autre gestionnaire pouvait prétendre ne pas en avoir le temps? Comme quoi l’exemple vient d’en haut.

Des réponses? Non. Une démarche? Oui.

En tant que formateur, je n’ai pas la réponse aux problèmes de mes clients. Toutefois, je peux les amener à adopter une démarche plus scientifique qui leur permet d’analyser les causes possibles et d’identifier des solutions.

 

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Les cinq réflexes du gestionnaire LEAN

Comme premiers pas vers l’instauration d’une culture de changement et d’amélioration au sein de son organisation, le gestionnaire LEAN doit développer cinq réflexes :

1. S’approprier les processus en observant et en identifiant les occasions d’amélioration par une présence régulière sur le terrain, là où la valeur se crée.

2. Prendre les devants pour connaître les attentes des clients, comprendre ce qui représente de la valeur pour eux et mesurer leur niveau de satisfaction.

3. Créer des indicateurs clairs et précis, et les mesurer constamment afin d’accroître les possibilités d’amélioration.

4. Instaurer des routines d’amélioration qui maximisent le potentiel des employés, qui forment une équipe hautement engagée et mobilisée.

5. Mettre en œuvre les conditions favorables à l’innovation et à l’amélioration. Grâce à de bons réflexes ainsi qu’à une gestion efficace du temps et des projets, le gestionnaire LEAN est un leader inspirant pour son équipe.

Je suis bien conscient que mettre en place un processus d’amélioration représente tout un défi. Un beau défi! Vous n’êtes pas obligé de le réaliser seul. L’équipe du Campus LEAN est là pour vous accompagner, vous coacher et vous former.

par Bernard Gagnon
Maitre ceinture noire LEAN Six Sigma,
Professional Scrum Master PSM I

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